Amélioration de la tolérance à la baisse d’oxygène

 Amélioration de la tolérance à la baisse d’oxygène

Un des effets clés de la préparation en hypoxie

L’exposition répétée à un environnement appauvri en oxygène (hypoxie normobare)

entraîne une série d’adaptations physiologiques permettant à l’organisme

de mieux fonctionner en conditions de haute altitude, où la pression partielle d’oxygène est réduite.

 Mécanismes d’adaptation :

  • Production d’EPO (érythropoïétine) → augmentation du nombre de globules rouges
  • Efficacité mitochondriale et meilleure utilisation de l’oxygène au niveau cellulaire
  • Capacité tampon contre l’acidose métabolique liée à l’effort en hypoxie
  • Hypoxie perçue à l’effort après acclimatation (tolérance accrue)

 Résultats concrets :

  • Moins essoufflé à altitude équivalente
  • Réduction du risque de mal aigu des montagnes (MAM)
  • Maintien d’une performance physique plus stable en altitude
  • Meilleure récupération post-effort

 À noter : Ces adaptations se construisent sur plusieurs semaines.

 La régularité et la progressivité sont essentielles.


Stabilisation de la fréquence cardiaque et de la saturation O₂:


 Stabilisation de la fréquence cardiaque et de la saturation en oxygène (SpO₂)

Un indicateur clé d’une acclimatation réussie

L’exposition régulière à l’hypoxie — par le sommeil ou l’entraînement en altitude simulée

permet à l’organisme de s’adapter progressivement à la baisse de la disponibilité en oxygène.

 Effets physiologiques observés :

  • Fréquence cardiaque au repos et à l’effort :
    ↘ Diminution progressive après 1 à 2 semaines d’exposition
     Meilleure efficacité cardiovasculaire
  • Saturation en oxygène (SpO₂) :
    ↗ Stabilisation malgré une atmosphère hypoxique simulée
     Meilleure capacité du sang à transporter et utiliser l’oxygène

 Pourquoi c’est important :

  • Ces paramètres sont utilisés pour suivre l’efficacité de l’acclimatation
  • Une stabilisation indique que le corps tolère mieux l’altitude, avec moins de stress physiologique
  • Cela se traduit par une réduction des symptômes du mal aigu des montagnes (maux de tête, nausées, essoufflement…)

 Suivi possible :

  • Oxymètre de pouls pour la SpO₂
  • Ceinture cardiaque ou montre connectée pour la fréquence cardiaque
  • Interprétation sur 7 à 21 jours pour observer les progrès