Nutrition en Haute Altitude

Nutrition & Hydratation en Haute Altitude

pour une acclimatation optimale

1. Besoins énergétiques accrus

À haute altitude, le corps dépense davantage d’énergie pour :

  • s’adapter à la baisse d’oxygène,
  • maintenir la température corporelle,
  • répondre à l’effort physique.

 Priorité : les glucides

Ils sont la source d’énergie la plus rapide et la plus facilement assimilable.

Aliments recommandés :

  • Pâtes
  • Riz
  • Semoule
  • Fruits frais ou secs
  • Barres céréalières

Pourquoi ?
En altitude, le système digestif est fragilisé : mieux vaut des aliments faciles à digérer pour éviter les inconforts gastro-intestinaux.

Attention à la qualité alimentaire

Dans certaines régions andines ou himalayennes, l’approvisionnement est limité → risque de tourista.
Privilégiez les aliments cuits, évitez les crudités douteuses et surveillez la fraîcheur.


2. Hydratation : un élément clé

Pourquoi on se déshydrate plus vite ?

  • L’air en altitude est très sec.
  • La respiration s’accélère → pertes hydriques accrues.
  • La transpiration est parfois moins perceptible mais bien réelle.

Pertes hydriques quotidiennes par respiration :

  • ≈ 1900 ml/jour chez l’homme
  • ≈ 850 ml/jour chez la femme
    (> 2500 m d’altitude)

En comparaison : 250–300 ml/jour seulement en plaine.

Recommandations

  • Boire régulièrement, même sans sensation de soif.
  • Viser 3 à 4 litres par jour pour maintenir une bonne fonction rénale.
  • Objectif : débit urinaire ≈ 1,4 L/jour.

➕ Bonus

Inclure des boissons électrolytiques pour compenser les pertes en minéraux.


3. Écouter son corps

Signes à surveiller :

  • Fatigue excessive
  • Maux de tête
  • Nausées
  • Perte d’appétit
  • Ralentissement important

Ces symptômes peuvent indiquer :

  • un début de mal aigu des montagnes,
  • un manque de nutrition,
  • ou une déshydratation.

Adapter :

  • Boire davantage
  • Privilégier des aliments plus digestes
  • Faire des pauses
  • Descendre si les symptômes s’aggravent

4. En groupe : vigilance collective

  • S’interroger mutuellement sur l’état de chacun.
  • Vérifier que tout le monde mange et boit suffisamment.
  • Ne pas laisser un membre fatiguer ou se déshydrater sans réaction.